Bien faire son état des lieux avant de mettre son bien en location

Il n’est pas facile aujourd’hui de trouver des locataires sérieux. Ils sont vraiment rares. Lorsqu’un propriétaire a la chance de signer un contrat, tout doit être bien fait. C’est dans ce sens qu’il faut suivre plusieurs règles. Elles sont aussi importantes les unes que les autres.

Dans le cas d’espèce, un locataire doit rendre le logement tel que reçu au début du bail. Cela signifie que l’intégrité physique de la résidence doit rester intacte. Autrement dit, à la fin du contrat, le bailleur vérifie son immeuble. Il s’assure que son bien est dans un bon état.

Il voit s’il n’a par été détérioré par le locataire à la fin de son séjour. Cette vérification ne peut donc pas se faire dans le vide. Il faut alors un référencement de l’état de la maison. Celui-ci couvre la période avant, et celle de l’occupation par le locataire.

C’est ce qui permet de définir si l’intégrité a été violée ou non. Dans l’immobilier, la vérification de l’état du bien s’appelle « l’état des lieux ». Il est important de le faire avant de laisser un nouveau locataire jouir du logement. Il existe un cheminement et des étapes à suivre pour un état des lieux valide.

L’état des lieux qu’est-ce que c’est ?

L’état des lieux est une étude comparative avant et après le passage du locataire. Elle détermine l’état actuel du bâtiment. Elle doit être minutieuse et approuvée par les deux parties.  Il est nécessaire de le faire avant de laisser intégrer qui que ce soit. Les spécialistes du métier conseillent souvent de faire deux états des lieux. Une avant le début de la location et une autre à la fin du contrat de bail.

L’état des lieux avant la location

C’est une étape ultime et indispensable. Celle où le bailleur et son futur hôte décident de se fixer sur l’état du bâtiment. Nous savons qu’un locataire fait un dépôt de garantie pour le logement. C’est une somme qu’il verse afin de garantir sa place pour intégrer la maison. Bien souvent, elle doit lui être retournée à la fin du bail. Mais il y a une condition à cela. C’est que la maison soit dans l’état dans lequel il l’a intégré. On est tous d’accord que c’est un objectif assez difficile à atteindre. Car l’homme, par sa présence, interagit avec son environnement et le dégrade. Cette action laisse toujours des traces derrière elle. Lorsque la dégradation est avérée, les frais de réparation sont alors soustraits de son dépôt. Le reste de sa garantie lui est finalement retourné.

Personne n’aime vraiment se faire défalquer des sous. Il est donc de bon ton de faire le tour du propriétaire avec son locataire. Il faut voir, signaler et noter toute irrégularité à l’intérieur du logement. Nous y reviendrons un peu plus tard.

L’état des lieux après la location  

C’est le match retour de la première opération. C’est la même démarche, à la différence qu’elle se fait à la fin du contrat de bail. C’est à cette étape que la contre-expertise joue son rôle. Elle se fait généralement en présence des deux parties. On recense les irrégularités et on compare les deux états des lieux. La décision est prise ensuite.

L’état des lieux est donc capital pour le propriétaire. Il permet de déterminer la responsabilité des dégradations de son logement. Pour ce faire, il existe des règles simples et efficaces.

La conformité de l’état des lieux aux dispositions légales

On ne se lève pas pour décider de faire un état des lieux. Il ne se fait pas non plus unilatéralement. Comme expliqué plus haut, l’état des lieux d’un logement décrit sa situation présente. Il doit forcément être cosigné d’une manière ou d’une autre. A cet effet, le décret du 1er  juin 2016  propose un modèle type à suivre. C’est un archétype assez complet qui prévoit l’essentiel des points pris en compte. Des détails importants y sont aussi prévus pour une évaluation complète. C’est donc un modèle normalisé qu’il faut suivre. Cela est nécessaire pour que soit validé l’état des lieux du logement visé. Ainsi, pour une reconnaissance légale, le document final doit être paraphé à chaque page. Il en est de même pour tous les documents annexes.  La signature des deux parties doit y être aussi apposée.

Faites deux états des lieux   

L’état des lieux doit se faire deux fois pour un même logement. Comme énoncé précédemment, un état des lieux doit se faire avant l’installation du locataire. C’est l’état des lieux d’entrée. C’est un préliminaire pour avoir une idée exacte du logement à sa reprise.

Un second état des lieux se fait à la fin du séjour du locataire. C’est l’état des lieux de sortie. Celui-ci permet de faire le point de la situation au départ du locataire. Les deux documents présentent une situation comparative des états de la résidence. Ils exposent tous les détails nécessaires pour situer les responsabilités. Ils doivent respecter toutes les procédures importantes pour être validés. Ainsi, ils ne seront pas contestés par l’une ou l’autre des parties. S’ils sont clairement remplis et lisibles, la comparaison est facile et immédiate. Faites des copies de vos deux états des lieux. Conservez-les jalousement dans vos mails et dans le cloud si possible.

Soyez minutieux

La minutie implique une application sans faille et un souci du détail à son paroxysme. Chaque élément est donc marqué et consigné individuellement. Le formulaire pour la rédaction des états des lieux comporte des cases à cocher. Il est donc très aisé de marquer ses observations. Celles-ci peuvent se mesurer suivant des grilles d’appréciation. Par exemple : « Bon », « d’usage », « mauvais ». Les désignations relatives aux détériorations s’expriment en termes clairs et évocateurs. Elles concernent trous, déchirures, peinture délavée, carreau brisé, lavabo cassé etc.

La précision et la clarté permettent d’éviter toute confusion. Elles évitent la mal compréhension et la confrontation pendant la comparaison des données. Les contradictions entre propriétaires et locataires font perdre beaucoup de temps. En effet, si les parties ne s’entendent pas, les négociations en prennent un coup. Le risque de perte du locataire est alors élevé. Il est donc important que les parties s’accordent sur l’appréciation du logement inspecté.   

Conditions optimales

En tant que propriétaire, vous devez séduire votre locataire. Cependant il importe de lui montrer vos installations sous leur aspect réel. Veillez  donc à ce que toutes les commodités de la maison soient en état de marche. Assurez-vous de la disponibilité de l’électricité. Faites en sorte que toutes les lampes, veilleuses et luminaires s’allument. L’eau doit couler dans tous les robinets et les sorties d’eau. Le lavabo, la lance de douche, la chasse d’eau et autres doivent bien fonctionner. Contrôlez aussi le gaz et le système de chauffage avec tous les tests possibles. Ce sont des indispensables. Si l’appartement est meublé, allumez toutes les lampes et éclairez tous les angles de la maison. Il est important pour le locataire de tout voir pour faire les remarques nécessaires.

Lorsque les conditions sont optimales, le locataire croit en la bonne foi du propriétaire. Il se sent plus à l’aise pour faire une meilleure inspection.  Cela est source de confiance et d’ouverture.

Les prises de vue

La modernité peut être mise à profit pendant ce processus. En effet, on peut utiliser la technique pour immortaliser les éléments essentiels. Les photos sont alors les bienvenues. Elles permettent de capter l’image des lieux tels qu’ils se présentent. Un appareil photo est donc nécessaire pendant cette vérification. Il permet dans ce cas de prendre les vues de l’appartement dans son état réel. Ainsi, plus besoin de trop discourir ; les preuves visuelles sont là. Elles sont ajoutées en pièces jointes et chaque photo validée est signée par les deux parties.

Les vidéos peuvent être aussi acceptées si les deux parties y consentent. Elles peuvent constituer des preuves irréfutables. Elles le sont surtout si elles sont claires, impeccables et bien prises. Elles peuvent se mettre sur supports physiques et être signées par les deux parties.

Les compteurs

Dans le processus d’état des lieux, il est aussi important de vérifier les différents compteurs. En effet, ils sont des preuves de consommation pendant qu’ils tournent. C’est pourquoi au cours de l’inspection, il faut les relever tous. N’en oubliez aucun dans la maison que vous envisagez de louer. Vérifiez le compteur d’eau, celui d’électricité et le compteur à gaz. Après les avoir relevés, il est également conseillé d’en prendre les photos. Elles sont aussi ajoutées en pièces jointes et signées par les deux parties. La situation des compteurs est un peu délicate.

Dans les faits, ce n’est pas lors de l’état des lieux que les compteurs sont mis en marche. Ils le sont le jour où le locataire intègre la maison. A ce moment-là, il faut aussi relever les compteurs. Il est possible qu’entre l’état des lieux et l’intégration des locaux, ils aient tourné. Alors il faut donc faire attention à ne pas se faire avoir par les compteurs de la maison. Le propriétaire est tenu de prouver au locataire que les compteurs sont personnels. Il doit l’assurer qu’ils ne sont pas branchés ailleurs. Il en va de votre crédibilité en tant que bailleur.

Les réclamations

Les cas de réclamation se posent bien souvent. Il s’agit pour le locataire de signaler un problème et une dégradation cachés. En effet, l’examen à tête reposée des pièces additionnelles peut révéler certaines choses. L’œil humain peut ne pas avoir décelé quelques imperfections lors de l’inspection. Les photos et les vidéos peuvent les montrer. Le locataire dispose alors de 10 jours après la signature pour signaler toute irrégularité. Dans ce cas, il adresse au propriétaire une lettre de réclamation avec accusé de réception. Dans sa lettre, le locataire indique ses nouvelles remarques. Il précise ses points de vue et présente les éléments de preuve concernés. Ceci permet au propriétaire de se retrouver rapidement. Souvent, il constate lui-même les imperfections et approuve les observations de son hôte. Il peut s’en suivre un échange de correspondances. Ceci peut confirmer ou infirmer la réclamation du locataire. Si c’est une réclamation avérée, elle est ajoutée aux éléments de l’état des lieux. Sinon, elle est simplement renvoyée et devient de nul effet.

Il en est de même pour les réclamations au sujet du chauffage. Mais ici, cette demande se fait après 1 mois d’utilisation. Elle n’est donc pas immédiate comme les autres. Cette réclamation peut même intervenir plusieurs mois après l’intégration de la maison. Il en est ainsi parce que, souvent, la période de chauffe n’est pas encore arrivée.L’état des lieux d’un logement avant sa mise en location est une opération indispensable. Il permet au locataire de savoir ce qu’il a reçu comme patrimoine immobilier. Il permet au propriétaire de savoir l’état dans lequel il a laissé son bien à l’actuel locataire. Tout le monde est donc fixé et les incompréhensions sont ainsi évitées.

Il est important d’insister sur la nécessité de réaliser deux différents états des lieux. A l’entrée du locataire et à sa sortie. C’est de ces deux états des lieux que sortira la facture de réparation. Aucun propriétaire ne laissera partir un locataire qui a dégradé son bien. Il doit le lui faire savoir de la plus juste des manières. Les deux parties doivent alors échanger. Le but est de s’entendre sur le montant des charges et des dégradations observées.

De même, aucun locataire ne se laissera abuser par un bailleur. Il ne voudra jamais qu’il lui prenne plus qu’il ne doit donner. C’est pourquoi toutes les preuves sont analysées avec minutie.  Les photos et les vidéos ainsi que les notes sont soigneusement étudiées. Cela permet de se mettre d’accord sur les mêmes points. C’est après toutes ces opérations qu’un accord est conclu. Il situe souvent les responsabilités à propos des dégradations. Un montant est alors fixé pour couvrir les réparations. En général, il est pris en charge par le locataire. Dans ce cas, il est déduit du dépôt de garantie qu’il verse à la signature du contrat de bail.

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

livre yann darwin

Je t'offre mon livre, durée limitée