Les prix de l’immobilier à Nantes

À l’instar de la plupart les métropoles françaises telles que Paris, Lyon et Bordeaux, Nantes est très sollicité par les locataires. Depuis 2018, le marché de l’immobilier Nantais est extrêmement tendu. De toute évidence, il manque d’investisseurs dans la capitale des Ducs de Bretagne. La demande est largement en dessous de l’offre et la pénurie des logements est bien factuelle. Si vous envisagez d’investir dans l’immobilier à Nantes, il vous est conseillé de vous informer sur les prix des biens locaux.

La tension immobilière à Nantes

Avant de vous donner les coûts des logements dans la ville nantaise, il faut d’abord comprendre qu’en seulement un an, les prix des appartements anciens qui se trouvent dans l’hypercentre ont augmenté de 10%. La hausse des prix des appartements neufs est de 4,3%. Du côté des maisons anciennes, le taux d’augmentation a atteint les 16% dans les quartiers du nord. En d’autres termes, c’est surtout le secteur de l’ancien qui rencontre un véritable boom.

Le neuf devrait compenser mais pour l’instant l’offre n’arrive pas à couvrir l’importante demande en logement. Pour mieux comprendre le dynamisme de l’immobilier Nantais, une belle maison neuve avec jardin d’au moins 500 000 € (un prix inconcevable il y a 10 ans !) se vend généralement en des semaines si elle se trouve dans un quartier péricentral tel que Canclaux, hautes Pavés et Saint-Félix. Certains agents immobiliers parviennent même à solder ce genre de bien en moins de 24 heures.

« Sur le terrain, nous constatons, depuis quelque temps déjà, une hausse des prix et de la demande », explique le mandataire immobilier indépendant rattaché au réseau IAD spécialisé dans le marché nantais, Mélanie Ansquer. D’après elle, la ville est en train de subir une pénurie de biens immobiliers, surtout dans les quartiers prisés comme ceux du centre. L’indicateur de tension immobilière ou ITI de Nantes affiche un ratio de 26%. En clair, il y a 26% plus de demande de logement que d’offre dans la métropole. Ce qui fait d’elle un choix privilégié pour investir dans le secteur.

Les prix moyens de l’immobilier à Nantes

Actuellement, les prix immobiliers nantais sont presque aussi chers qu’à Lyon et à Bordeaux. Ils sont encore loin des 9 600 €/m² de Paris mais offrent quand même de nombreuses opportunités aux investisseurs qui envisagent de revendre ou de mettre en location. Les prix médians de l’immobilier à Nantes sont :

3 223 €/m² pour les appartements ;

3 584 €/m² pour les maisons.

Selon de récentes études, la cité compte aujourd’hui près de 174 900 logements dont 90% de résidences principales, 3% de résidences secondaires et seulement 6% d’habitations vacantes. Par ailleurs, 37% des habitants sont des propriétaires et les 62% qui restent sont tous les locataires. 79% des Nantais occupent des appartements et 20% habitent des maisons indépendantes. Ainsi, il y a plus d’appartements que de maisons dans la ville, ce qui explique leur prix moyen légèrement moins élevé que celui des maisons. Néanmoins, même si de plus en plus de ménages sont à la recherche d’une habitation indépendante, les deux types de logement demeurent intéressants pour les investisseurs.

Les quartiers les plus chers de Nantes

Comme dans n’importe quelle ville, beaucoup de personnes souhaitent dénicher un logement dans le centre et les propriétaires en profitent pour faire grimper les prix. Ainsi, le prix moyen des logements, tous types confondus, est de 4 400 € dans le centre-ville. De toute évidence, les promenades sur les emblématiques triporteurs et sur les fameux Bicloo font rêver de nombreux habitants, surtout les nouveaux arrivants en Loire-Atlantique. Les rues pavées, les parcs luxuriants et les terrasses de l’hypercentre sont extrêmement convoités. D’ailleurs, voici la liste des rues les plus chères :

– Édouard Normand (4 450 €/m²)

– Louis Lévesque (4 401 €/m²)

– La Nouë Bras de Fer (4 358 €/m²)

En outre, les quartiers nantais que l’on peut qualifié de moyennement chers sont :

– Hauts-Pavés-Saint-Félix (3 697 €/m²)

– Breil-Barberie : (3 345 €/m²)

– Malakoff – Saint-Donatien (3 321 €/m²)

– Île de Nantes : (3 245 €/m²)

Où se trouvent les biens immobiliers les moins chers à Nantes ?

Puisque le manque de logements est un fait bien avéré dans la ville, de nombreux foyers n’hésitent pas à s’excentrer. Cela concernant particulièrement les ménages à revenus relativement modestes. C’est pour vous dire que quel que soit le quartier choisi pour investir dans l’immobilier locatif nantais, vous pouvez avoir la certitude d’obtenir un excellent ROI. Ainsi, si votre budget est assez limité mais vous souhaitez quand même investir dans l’immobilier Nantais, voici les rues les moins chères de la métropole :

– Yves Kartel (1 779 €/m²)

– Winston Churchill (2 003 €/m²)

– Bois de la Musse (2 300 €/m²)

– Rue d’Autan (2 308 €/m²)

Comment expliquer cette hausse de prix de l’immobilier à Nantes ?

Un boom immobilier est souvent lié à des facteurs marquants comme l’ouverture du TGV et la rénovation du centre-ville pour Bordeaux. En ce qui concerne Nantes, la principale cause est tout simplement sa grande croissance économique. Avec plus de 167 000 emplois répartis dans plus de 25 000 établissements professionnels œuvrant dans divers secteurs d’activité, le taux de chômage est en-dessous de la moyenne nationale. La ville enregistre en moyenne 3 500 nouveaux arrivants par an depuis 2011. Il est donc normal qu’elle doive faire face à une pénurie de logements malgré les aides issues de la loi Pinel.

Grâce au boom économique local, nombreux habitants ont un pouvoir d’achat très confortable, leur permettant de louer un appartement de luxe ou une maison avec jardin et piscine dans un quartier très convoité. De surcroît, Nantes offre un cadre de vie exceptionnel très apprécié des familles et des jeunes salariés. Ses magnifiques plages sont à seulement 45 minutes de route et malgré l’explosion démographique, Nantes est bien plus calme que d’autres métropoles comme Paris ou Marseille.

D’un autre côté, l’offre de logements nantais a chuté de 11% en un an. Par conséquent, la tension immobilière constatée dans la ville depuis quelque temps a du sens.

 

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