Prêts immobiliers, des possibilités variées

Emprunts destinés à financer tout ou partie de l’acquisition d’un bien, les prêts immobiliers se déclinent sous de nombreuses formes.

La Banque de France estimait à près de 1 071 milliards d’euros le montant total des sommes empruntées pour l’achat d’un bien immobilier en France, en novembre dernier. Un montant historiquement haut, consécutif des conditions favorables s’étant cumulées au cours de l’année dernière – taux d’intérêt très bas, durées de remboursement particulièrement longues… Le prêt immobilier est ainsi très largement utilisé, et de nombreux citoyens seront amenés à y recourir au cours de leur vie. En conséquence, le choix du type de prêt à privilégier est particulièrement important, d’autant plus que l’offre est aujourd’hui très diverse…   

Voici un résumé complet des informations dont vous avez besoin pour connaître les principaux types de prêts immobiliers que vous pouvez contracter.

 

Lors de tout projet immobilier impliquant la contraction d’un emprunt, la question du type de prêt à contracter est primordiale. De nombreuses options s’offrent en effet à l’emprunteur, regroupées en deux catégories principales :

  • les prêts bancaires, qui sont les plus communs et permettent de financer n’importe quel type de projet immobilier ;
  • les prêts réglementés par l’État, qui permettent majoritairement de financer l’aide à l’accession des primo-accédants, selon des conditions précises fixées par le gouvernement.

 

Les prêts bancaires, ou prêts libres

Le prêt amortissable

Il s’agit du type de prêt immobilier le plus répandu. Le prêt amortissable est ouvert à tous, et permet de financer n’importe quel type de projet immobilier, sans condition stricte fixée par l’État. 

Dans le cadre de ce type de prêt, l’emprunteur verse des mensualités qui servent à amortir une partie du capital emprunté, ainsi qu’à rembourser les intérêts et les frais d’assurance du crédit immobilier. La totalité du capital emprunté est remboursée lors de la dernière échéance.

Le prêt in fine

Contrairement au prêt amortissable, le prêt in fine n’est pas remboursé par l’intermédiaire des mensualités. Principalement adressé aux investisseurs – notamment dans le cadre de l’investissement locatif – ce type de prêt est amorti via un produit de placement, tel qu’une Assurance Vie.

Ainsi, lorsque le placement a généré suffisamment d’intérêts pour atteindre le capital emprunté, la banque se rembourse en une seule fois. Le prêt in fine offre un avantage fiscal incontestable, mais implique que l’emprunteur dispose d’une certaine épargne qui restera bloquée toute la durée de l’emprunt.

Le prêt relais

Également non amortissable, le prêt relais permet aux emprunteurs, déjà propriétaires d’un bien immobilier, de financer l’achat de leur nouveau bien, et ce avant que la vente du précédent ne soit effective. Il est généralement pratiqué sur 12 ou 24 mois, avec un taux d’intérêt très bas.

 


 

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Les prêts d’aide à l’accession, ou prêts réglementés

Le prêt conventionné (PC)

Il permet, selon certaines conditions strictes, de financer 100% du projet immobilier (prix du logement, frais d’agence et coût des éventuels travaux compris). Le PC est octroyé sans condition de revenus, et permet également d’ouvrir le droit aux APL.

Le prêt d’accession sociale (PAS)

Contrairement au prêt conventionné, le prêt d’accession sociale est octroyé sous conditions de ressources : l’emprunteur doit être en mesure de financer la totalité du bien, ainsi qu’un certain nombre de frais. Le financement à 100% du projet immobilier est possible, tout comme l’ouverture du droit aux APL.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Il permet de financer l’achat ou la construction de la première résidence principale pour les emprunteurs dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Son taux d’intérêt est bien sûr son avantage principal.

Le prêt action logement

Considéré comme apport personnel, ce type de prêt permet aux entreprises de financer l’achat de la résidence principale de leurs salariés, sous certaines conditions précises.

Le prêt épargne logement (PEL)

Il permet de financer l’achat ou la construction d’une résidence principale, en s’appuyant sur une épargne préalable, durant une durée minimale légale. Cette épargne peut être mise en place via un Plan épargne logement (PEL), ou un Compte épargne logement (CEL), qui sont ouverts à tous.

Le prêt hypothécaire

Il consiste, pour l’emprunteur, à donner en garantie le bien immobilier en sa possession. Ainsi, ce prêt permet de financer tous types de projets, notamment l’achat d’un bien immobilier à l’étranger. Il est généralement plafonné à 60% de la valeur totale du bien.

Un grand nombre d’options s’offre donc aux emprunteurs désireux de financer un projet immobilier. Afin d’effectuer un choix avisé, l’emprunteur a tout intérêt à prendre en compte les ressources financières à sa disposition, ainsi que le type de projet qu’il entreprend. 

 


 

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