13 Md€, c’est le nouveau record effectué par les OPCI en termes de capitalisation. Pourtant, une baisse a été constatée au niveau des souscriptions en 2017 par rapport à l’année précédente. Comment expliquer ce léger repli ? Quels types d’actifs les OPCI ont-ils favorisés l’an dernier ?

Les facteurs qui expliquent cette rupture de tendance

Selon Marie-Eloïse Gravier, analyste OPCI à l’IEIF, « le chiffre 2017 (3,97 Md€) est effectivement en retrait par rapport à celui de 2016 (3,99 Md€) ». Plusieurs facteurs expliquent cette baisse : contrats en assurance vie en recul, hésitation des épargnants découragés par les avis négatifs des pouvoirs publics envers l’immobilier, la limite de collecte effectuée par certaines sociétés de gestion, les compagnies d’assurance qui limitent l’exposition immobilière de leurs portefeuilles.

La baisse de la collecte des plus imposants OPCI favorise également le ralentissement des souscriptions. On peut citer Opcimmo, géré parAmundi Immobilier, et Axa Selectiv’immo, géré par Axa Reim, avec des baisses respectives de 5,5% et 10,6%. En revanche, les OPCI Grand public n’ont pas connu des replis de leurs souscriptions.

Les types d’actifs les plus privilégiés

Selon l’analyste, « le patrimoine immobilier global des OPCI a progressé de plus de 50% entre fin 2016 et fin 2017, date à laquelle il s’élevait à 8,7 Md€ ». Il n’y a pas vraiment eu d’évolution sur la répartition typologique de ces actifs physiques : les bureaux restent les plus prisés à 68% tandis que l’immobilier commercial 9,3% ( contre 13,9% l’année précédente).

Au niveau géographique, les OPCI Grand public sont investis en grande partie à l’étranger (45,5 % en 2017). En France, Paris et ses alentours restent des localisations appréciées avec plus de 42% des investissements.

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