7 minutes pour apprendre à investir dans les produits financiers

S’il est possible d’investir en direct dans l’économie et dans la pierre, il est parfois plus simple d’utiliser des produits financiers “papier” pour profiter de certaines opportunités.

Dans un environnement où l’épargne ne rapporte plus grand-chose et où l’argent qui dort semble condamné à perdre en pouvoir d’achat en raison de l’inflation, les particuliers se lancent à la recherche de placements plus rémunérateurs, mais tout aussi liquides. Les produits financiers répondent alors parfaitement à leurs attentes.

Quels sont les différents produits financiers disponibles pour investir ? Quelles sont leurs particularités ? Quels sont les risques ? Quelles sont les opportunités ?

Voici un résumé complet des informations à connaître pour découvrir l’investissement en produits financiers et naviguer avec succès sur ce marché.

Rendement des produits financiers

Qu’est-ce qu’un produit financier ?

Par définition, le produit financier est un contrat passé entre un investisseur et un établissement financier émetteur.

Le produit financier peut être qualifié de produit financier dérivé lorsque sa valeur dépend des variations de prix d’un autre actif ou produit financier. Il peut également prendre la forme d’un produit structuré lorsque plusieurs actifs ou produits sont réunis au sein d’un même contrat.

Les produits financiers permettent d’investir (en bourse, dans l’immobilier, dans les matières premières comme l’or, etc.), mais également de se couvrir contre un risque lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre de stratégies de couverture.

Il existe une grande diversité de produits financiers.

Parmi eux, les titres financiers échangés en bourse sont certainement les plus célèbres avec les actions d’une part et les obligations d’autre part. Mais il existe également des produits financiers dérivés plus complexes tels que les Futures, les Options, ou encore les CFD.

Les avantages relatifs aux produits financiers sont nombreux. Chaque produit financier se caractérise en effet par un niveau de risque auquel est associée une rentabilité sur le court, le moyen et le long terme. Vous avez ainsi la possibilité de choisir d’investir à long terme ou de spéculer à plus court terme dans le cadre du Trading en ligne.

Les FCPI

Les Fonds Communs de Placement dans les Innovations (FCPI) font partie des produits financiers plus complexes réservés aux investisseurs expérimentés.

En effet, la gestion des fonds est confiée à des experts de la finance en charge de les investir à plus de 50% dans des entreprises non cotées qui innovent (sélectionnées par l’Agence nationale de valorisation de la recherche). 

En ce qui concerne le solde, le gérant peut décider de le constituer en utilisant :

  • Des produits peu risqués (obligations d’États) ;
  • Des produits plus risqués (actions d’entreprise).

Par ailleurs, le FCPI offre un double atout sur le plan de la fiscalité. En effet, les montants versés tirent parti d’un allègement équivalent à 25% du montant investi avec une limite de 12 000€ par personne, soient 24 000€ s’il s’agit d’un couple. L’allègement est alors de 3 000€ par personne, soit 6 000€ par couple. 

Par ailleurs, vous devez savoir que les plus-values peuvent aussi bénéficier d’une exonération d’impôts. Mais tout cela contribue-t-il à rendre les FCPI plus attractifs ? Il faut savoir que bon nombre de FCPI n’ont pas d’excellents résultats… Il est donc conseillé de faire preuve de prudence et ne pas miser plus de 10 à 15% de votre patrimoine financier.

Les FIP

Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) n’ont été créés qu’en 2003 et sont un peu liés aux FCPI. En effet, ils sont soumis aux mêmes avantages fiscaux, bien que les objectifs ne soient pas identiques.

Chacun des fonds est destiné à financer les petites et moyennes entreprises régionales non cotées en bourse. Le FIP présente a priori moins de risque que le FCPI, car les PME régionales opèrent en général dans des secteurs classiques de l’économie.

Dans le cas des FCPI, la durée de détention légale minimum est de 5 ans, contre 10 ans pour les FIP.

Les SEF

Les Sociétés d’épargne forestière (SEF) sont nées de la loi relative à l’orientation forestière et les décrets relatifs n’ont été rendus publics qu’en 2003. Si dans le domaine de l’immobilier il y a les SCPI, dans celui de la forêt il y a les SEF. C’est ce qu’on appelle des placements papier et vous ne verrez pas les différentes forêts dans lesquelles vos fonds seront investis.

Produit financier pour investir dans les SEF

L’atout fiscal se présente ici comme un allègement équivalent à 25% du montant investi. Le seuil est fixé à 5 700€ s’il s’agit d’une personne seule, soit 11 400€ pour un couple.

Cependant, un quota de 60% est retenu pour déterminer la réduction d’impôts. Dans les faits, c’est le taux de 15% qui est pratiqué au montant global de l’investissement. En somme, l’allègement fiscal maximal sera équivalent à 855€ si la personne est seule ou à 1 710€ pour un couple. Il est donc possible de se rendre compte de la faible rentabilité de ce type d’investissement. Par année, il devrait générer un revenu de 2 et 3%.

Les OPCVM

Les Organismes de placement collectif de valeurs mobilières (OPCVM) regroupent :

  • Les SICAV
  • Les FCP

L’objectif est de permettre à n’importe quel investisseur de confier la gestion de ses capitaux à des spécialistes afin que ces derniers les investissent en son nom. Cela peut être fait dans plusieurs actifs en utilisant des stratégies spécifiques. 

Il existe six grandes classes d’OPCVM :

  • Monétaires
  • Obligataires
  • Actions
  • À fonds alternatifs
  • Diversifiés
  • À formule

Les OPCVM possèdent de nombreux avantages :

  • Une bonne diversification 
  • Une gestion professionnelle
  • Un seuil minimal d’investissement plutôt bas
  • Une possibilité de réinvestir automatiquement

Même si la SICAV et le FCP font partie de l’OPCVM, les deux diffèrent sur le plan de leur forme juridique. En effet, la SICAV fait référence à une société qui possède une personnalité juridique unique en plus d’un conseil d’administration. Elle peut se charger de la gestion d’actifs ou déléguer cette tâche à une entreprise spécialisée dans la gestion de portefeuille.

Les FCPR

Le Fonds commun de placement (FCP) est un OPCVM. Le FCP est qualifié de FCP risqué (FCPR) lorsqu’il investit dans des sociétés non cotées. Souscrire à des parts dans un FCPR permet de bénéficier d’allègements fiscaux spécifiques.

Les Trackers

Parmi les produits financiers les plus courants, figure en bonne place le tracker. Il est capable de reproduire l’évolution d’un indice boursier ou d’un panier d’actions. Vous pouvez négocier le tracker en Bourse et il vous permet d’accéder à un portefeuille varié qui peut être représentatif d’un marché, d’un pays, ou d’un secteur économique.

Les trackers présentent les mêmes caractéristiques que les éléments qu’ils répliquent :

  • Comme les actions, les trackers permettent d’investir dans de nombreuses entreprises. Tout ce que vous avez à faire consiste à déposer un ordre de bourse pour l’achat ou la vente. Le prix de la transaction sera fonction de la cotation du marché.
  • Comme les fonds, les trackers émettent des parts que peuvent acheter les investisseurs. Vous aurez donc l’embarras du choix en ce qui concerne les valeurs et les secteurs.

Quelles différences entre actions nominatives et actions au porteur ?

Il est important de comprendre ces deux notions avant de se lancer. 

Les titres au porteur sont mentionnés dans des livres de comptes tenus par l’intermédiaire financier. Ce dernier selon les cas peut faire payer pour les droits de garde. Il s’agit là de la forme la plus commune sous laquelle les titres en bourse sont proposés. Grâce aux titres nominatifs, l’actionnaire peut faire inscrire son nom directement dans les registres de la société (et éviter les frais de garde).

Il est important de faire la différence entre le nominatif administratif et le nominatif pur. En ce qui concerne le premier, sachez que la gestion est assurée par une tierce personne. Le titre nominatif pur porte quant à lui sur l’inscription des titres dans le registre de la société qui assure l’émission. C’est d’ailleurs cette dernière qui se charge de tout ce qui concerne la gestion. La personne qui assure la tenue du compte peut être un mandataire désigné par l’émetteur.

Les frais boursiers

La négociation de produits financiers engendre des frais.

Voici un aperçu des principaux frais à prévoir :

  • Les frais de courtage (durant le passage d’ordre)
  • Les droits de garde (relatifs à la conservation des titres et produits financiers)

À cela vous devez ajouter l’impôt sur le revenu de même que les prélèvements sociaux. Ces derniers ne sont en rapport qu’avec les gains issus de la spéculation boursière ou des dividendes. Selon le cas, il pourrait aussi être nécessaire de payer les frais relatifs à la gestion de votre portefeuille par un spécialiste.


  • Lancez-vous dans
    l’immobilier locatif



    7H DE FORMATION
    OFFERTES 

  • Connexion